Réponses pratiques pour les locataires et propriétaires du Grand Montréal.
- Qu'est-ce qu'un bon MRB et un bon cap rate pour un plex au Québec ?
- Dans le Grand Montréal, un MRB (prix ÷ revenus bruts) à 15 ou moins est excellent, 15–18 acceptable, et au-dessus de 20 difficile à faire fonctionner. Un cap rate réaliste de 5 % et plus est sain ; 4–5 % se négocie ; sous 4 % le cashflow devient négatif aux taux hypothécaires actuels. L'outil calcule à la fois un cap rate déclaré (vos chiffres) et un cap rate réaliste (charges aux normes industrie) pour révéler à quel point la pro-forma du vendeur est optimiste.
- Quelle structure de détention choisir pour un duplex ou triplex ?
- Pour la majorité des petits investisseurs plex, la détention personnelle (seul ou en couple) gagne sur l'IRR après impôt — l'impôt corporatif sur le revenu passif au Québec est d'environ 50,17 % brut et seulement partiellement remboursé via le RDTOH lors d'un dividende. L'incorporation devient rentable au-delà de ~6 portes ou pour un investisseur au taux marginal maximum qui peut reporter ses dividendes. Le tableau de comparaison rend le compromis explicite avec les coûts de mise en place et annuels.
- Quelle différence entre indivision et détention en couple marié ?
- Un couple marié sous la société d'acquêts (régime légal depuis 1970) divise revenus et propriété sur le plan économique — et le patrimoine familial protège la résidence principale lors d'une séparation. L'indivision est un contrat entre co-propriétaires non mariés (ou conjoints de fait) et nécessite une convention écrite couvrant rachat, seuils de vote et sortie. L'outil modélise les deux avec une division 50/50 mais signale l'écart de documentation légale.
- Comment le verdict ACHETER / NÉGOCIER / ÉVITER est-il calculé ?
- Quatre critères, le pire l'emporte : (1) cap rate réaliste, (2) cashflow année 1 après service de la dette, (3) IRR 10 ans après impôt, et (4) écart vs le meilleur placement passif (FNB indiciel, portefeuille équilibré 60/40, FPI). Un plex qui rend 6 % d'IRR quand un FNB indiciel rend 6,5 % sans gestion n'est pas un bon investissement, même avec un cashflow positif. Le verdict pointe la contrainte limitante pour savoir quoi renégocier.
- À quoi servent les stress tests ?
- Ils montrent à quoi ressemble le dossier sous des scénarios adverses réalistes : taux +1 % ou +2 % au renouvellement, vacance à 10 % (une unité vide dans un triplex), CapEx surprise de 25 000 $, trois ans de stagnation des loyers sous le TAL, et baisse de 15 % du marché à la sortie. Si le cashflow année 1 reste au-dessus de -500 $/mois et que l'IRR 10 ans reste positif dans 4 scénarios sur 6, la structure est robuste. Si la moitié des scénarios tue le dossier, le prix est mal calibré.
- Les calculs fiscaux sont-ils assez précis pour agir ?
- Ils sont directionnels, pas prescriptifs. L'outil utilise les tables marginales Québec 2026, le taux corporatif passif intégré (brut 50,17 % moins remboursement RDTOH 30,67 %), et un taux d'inclusion du gain en capital de 50 %. Il ne modélise pas le TOSI, l'attribution entre conjoints de fait, les règles de société de personnes, l'impôt minimum de remplacement, ni les provisions spécifiques. Avant la signature, valider la structure optimale avec un CPA ou fiscaliste — le rôle de l'outil est d'éliminer les structures clairement mauvaises et de préparer la conversation.
- Quels drapeaux CapEx l'outil détecte-t-il ?
- Selon l'année de construction et l'âge des composantes que vous fournissez : filage knob-and-tube (avant 1950), filage en aluminium (1960–1980), défaillance de tuyauterie Kitec (1995–2007), amiante et peinture au plomb (avant 1990), toiture à remplacer (>20 ans bardeau, >25 ans membrane), et fenêtres de plus de 25 ans. Chaque drapeau inclut un coût typique en dollars 2026. Aucun ne remplace une inspection — ce sont des signaux à budgéter et à négocier contre.
- Comment le plex se compare-t-il au placement passif ?
- L'outil compare l'IRR 10 ans après impôt du plex à trois benchmarks passifs : portefeuille FNB indiciel (≈6,5 % nominal), équilibré 60/40 (≈5,5 %) et indice FPI canadien (≈7 %). Un plex doit dépasser le meilleur benchmark passif d'au moins 2 % pour compenser le temps de gestion, le risque locataire et l'illiquidité. Si l'écart est négatif ou sous 2 %, demandez-vous si votre temps est mieux investi ailleurs.