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Vérification4 mai 20267 min de lecture

Capacité de paiement d'un locataire : comment l'évaluer correctement

La capacité de paiement est le critère le plus objectif et le plus prédictif pour évaluer un locataire. Voici comment la mesurer correctement et légalement au Québec.

Si vous deviez ne mesurer qu'un seul critère pour évaluer un locataire au Québec, ce serait sa capacité de paiement. C'est le critère le plus objectif (chiffres vs impressions), le plus prédictif (un locataire dont le loyer dépasse 50 % du revenu net est statistiquement plus à risque), et le plus défendable légalement (aucune protection de la Charte ne s'y oppose si l'évaluation est uniforme).

Cet article explique le ratio loyer/revenu utilisé au Québec, les documents qui le valident, comment l'évaluer dans les cas particuliers, et quand le cosignataire devient une solution légitime.

Le ratio loyer/revenu : le standard de référence

Au Québec et au Canada, la règle de base utilisée par la plupart des professionnels (et par les institutions financières pour le crédit) est : le loyer ne devrait pas dépasser 30 % à 35 % du revenu BRUT mensuel du locataire — ou 40 % à 45 % du revenu NET mensuel.

Brut vs net — soyez cohérent

Beaucoup de propriétaires mélangent les deux et arrivent à des conclusions erronées. Choisissez votre méthode (brut ou net) et appliquez-la uniformément à tous les candidats. Le revenu brut est plus facile à valider via les bulletins de paie ; le revenu net reflète mieux la réalité disponible pour payer le loyer.

Loyer mensuelRevenu BRUT minimum (ratio 30 %)Revenu BRUT confortable (ratio 25 %)
1 200 $4 000 $/mois (~48 000 $/an)4 800 $/mois (~57 600 $/an)
1 500 $5 000 $/mois (~60 000 $/an)6 000 $/mois (~72 000 $/an)
1 800 $6 000 $/mois (~72 000 $/an)7 200 $/mois (~86 400 $/an)
2 200 $7 333 $/mois (~88 000 $/an)8 800 $/mois (~105 600 $/an)
2 800 $9 333 $/mois (~112 000 $/an)11 200 $/mois (~134 400 $/an)

Quels documents valident la capacité de paiement

  1. 1Trois derniers bulletins de paie — la preuve la plus directe pour les salariés.
  2. 2Lettre d'employeur récente (moins de 3 mois) confirmant poste, salaire annuel, ancienneté et statut (permanent, temporaire, contractuel).
  3. 3Avis d'imposition (T1 ou avis de cotisation provincial) — utile pour valider une moyenne annuelle, surtout pour travailleurs autonomes.
  4. 4Relevés bancaires des 3 derniers mois — confirment que les revenus déclarés correspondent aux entrées réelles.
  5. 5Pour les revenus de prestations (assurance-emploi, RQAP, RRQ, AINÉS, autres) : derniers relevés ou attestations officielles.

Cohérence du dossier

Vérifiez que les bulletins de paie correspondent aux dépôts bancaires, que la lettre d'employeur correspond aux bulletins, et que les revenus déclarés correspondent à l'avis d'imposition. Une incohérence entre ces sources est le drapeau rouge le plus courant.

Les cas particuliers

Le travailleur autonome

Pour un travailleur autonome ou propriétaire d'entreprise, les bulletins de paie n'existent pas. Demandez : avis d'imposition des 2 dernières années (le revenu net d'entreprise), relevés bancaires personnels et professionnels des 6 derniers mois, contrats récurrents si pertinent. Calculez la moyenne, pas le pic.

Le nouveau dans son emploi

Si le candidat vient de commencer (moins de 3 mois), demandez la lettre d'embauche officielle (poste, salaire, date de début, statut), validez auprès de l'employeur et tenez compte de l'historique d'emploi précédent. Une période d'essai n'est pas un motif de refus en soi — c'est la cohérence globale qui compte.

Le nouvel arrivant au Québec

Pas d'historique de crédit canadien ne signifie pas absence de capacité de paiement. Demandez : preuve d'emploi local (lettre, contrat), preuves d'épargne disponible (relevé bancaire), références du pays d'origine si possible. Refuser uniquement parce qu'un candidat est nouveau au Canada peut être considéré comme discrimination basée sur l'origine — soyez prudent et documentez toujours sur des critères objectifs.

L'étudiant

Un étudiant a typiquement un revenu insuffisant seul. La solution standard et acceptée : un cosignataire (généralement un parent ou un proche) qui devient solidaire du paiement. Le cosignataire doit fournir le même type de dossier que le locataire principal.

Le retraité

Les revenus de retraite (RRQ, PSV, fonds de pension, REER en décaissement) sont des revenus stables et prévisibles. Demandez les relevés correspondants des 3 derniers mois. Refuser uniquement sur la base de l'âge ou du statut de retraité est discriminatoire.

Le cosignataire : quand et comment

Le cosignataire (ou caution conventionnelle) est une solution légale et acceptée au Québec lorsque le candidat principal n'atteint pas seul le ratio de capacité de paiement souhaité, mais présente un profil sérieux par ailleurs.

  • Le cosignataire devient solidaire du paiement — vous pouvez réclamer le loyer impayé directement à lui
  • Il doit fournir les mêmes documents que le locataire principal (identité, revenus, vérification de crédit)
  • Sa capacité de paiement doit être suffisante seule (idéalement, son ratio combiné — son loyer + le loyer du logement loué — reste sous 35 % de son revenu brut)
  • Sa signature doit apparaître sur le bail dans la section appropriée — ou une convention de caution séparée

Le test du double loyer

La meilleure mesure pour valider un cosignataire : son revenu pourrait-il, en théorie, supporter à la fois son propre loyer/hypothèque actuel ET le loyer du logement loué ? Si oui, le cosignataire est solide. Sinon, son engagement est plus fragile qu'il n'y paraît.

Ce que la capacité de paiement N'EST PAS

Pour rester légal et juste, gardez en tête ce qui ne fait PAS partie de l'évaluation de la capacité de paiement :

  • L'origine du candidat — interdit par la Charte
  • La situation familiale (enfants, célibataire, marié) — interdit
  • Le statut social ou la source des revenus protégés (aide sociale, par exemple) — discrimination interdite par la Charte sur le statut social
  • L'âge (sauf majorité légale)
  • L'apparence ou la « bonne impression » de la rencontre

Aide sociale et critères

Refuser un locataire UNIQUEMENT parce qu'il est sur l'aide sociale est considéré comme discrimination par la Charte (statut social). Vous devez évaluer sa capacité de paiement réelle, pas la source de ses revenus. Si le revenu — quelle qu'en soit la source — couvre le loyer dans le ratio attendu, c'est suffisant.

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Une vérification professionnelle de la capacité de paiement

AA Location évalue la capacité de paiement de chaque candidat selon des critères objectifs et documentés, conformément à la Charte québécoise. Vous recevez une recommandation claire et défendable.

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FAQ

Questions fréquentes

Quel ratio loyer/revenu utilisez-vous chez AA Location ?+

Nous utilisons un ratio cible de 30 à 33 % du revenu brut mensuel comme zone confortable. En dessous de 30 % : marge de sécurité importante. Entre 33 et 40 % : zone de vigilance, à compenser par d'autres éléments du dossier (excellent crédit, références fortes, cosignataire). Au-delà de 40 % : risque significatif, déconseillé.

Que faire si le candidat refuse de fournir ses bulletins de paie ?+

Sans preuve de revenus, vous ne pouvez pas évaluer le critère #1 de la sélection. C'est un motif de refus parfaitement légitime — non discriminatoire — basé sur un dossier incomplet.

Puis-je demander le solde du compte bancaire ?+

Vous pouvez demander des relevés bancaires (3 derniers mois) pour valider la cohérence des revenus. Mais le solde précis n'est pas un critère valide en soi — un compte vide pour un candidat qui paie le loyer ailleurs n'est pas un signal négatif. Concentrez-vous sur les flux, pas sur l'instantané.

Le ratio est-il le même partout au Québec ?+

Non, dans les zones très chères (Plateau, Vieux-Montréal, Brossard), beaucoup de locataires sérieux dépassent 35 % de leur revenu brut en loyer simplement à cause du marché. Adaptez le ratio à la réalité locale, mais documentez votre raisonnement objectivement.

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